Ce texte est signé Paula C., conseillère The Moorings, qui découvrait Sainte-Lucie pour la première fois. Elle nous entraîne dans le récit d’une randonnée inoubliable, effectuée au cours de sa croisière.
Sainte-Lucie est une île montagneuse offrant des panoramas à couper le souffle, des plages pittoresques et des paysages grandioses. Inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, les Pitons de Sainte-Lucie sont deux sommets volcaniques emblématiques situés sur la côte sud-ouest de l’île, qui attirent chaque année des visiteurs venus des quatre coins du monde. C’est une destination très prisée des jeunes mariés, comme j’ai pu le constater, et un lieu idyllique pour les voyageurs en quête d’aventure.
Des amis et moi avons entrepris une croisière à la voile de dix jours autour de Sainte-Lucie et des Grenadines. Au-delà de l’excitation naturelle des vacances, j’attendais avec impatience l’ascension du Gros Piton. Je ne suis ni une touriste sportive dans l’âme, ni particulièrement active, mais j’aime relever de nouveaux défis, surtout dans des endroits où je n’aurais jamais pensé aller !

Informations générales sur les Pitons : Il ne s’agit pas vraiment d’une randonnée, mais d’un parcours très exigeant, avec des pentes abruptes et de l’escalade intense. C’est un chemin difficile et ardu ! L’entretien du sentier est assuré par les montagnards locaux, qui gravissent les montagnes quotidiennement ou chaque semaine pour le nettoyer et l’aménager pour les grimpeurs, en fabriquant des barres de rondins, des bancs et des échelles. Les voir à l’œuvre était impressionnant. Bien que le Gros Piton soit le plus haut des deux (798 m), son ascension est plus facile que celle du Petit Piton (750 m).
Pour cette randonnée, il est obligatoire d’être accompagné d’un guide local. Le tarif est de 45 $ (pourboire en sus) par personne. Les guides ouvrent généralement vers 8 h et il est conseillé de partir le plus tôt possible. Croyez-moi, le soleil de midi en été dans les Caraïbes sera impitoyable et la montée comme la descente sont très longues. Il existe deux points de départ pour l’ascension : la plage d’Anse L’Ivorgne (au niveau de la mer) et Fond Gens Libre (à environ 180 m d’altitude).

Hal et moi étions les seuls à faire la randonnée. Nous avions prévu de manger et de nous étirer avant de partir, mais notre bateau-taxi est arrivé plus tôt que prévu. Pensez à emporter du pain et des fruits avant de commencer, mais rien de trop lourd qui vous alourdirait. Le mieux est de privilégier une alimentation simple et saine ! C’est ainsi qu’à 7h30, à même le sol, littéralement à partir du sable, débarqués du bateau et un peu improvisés, nous avons entamé notre randonnée !
Au bout de 30 minutes, nous étions épuisés, et je n’exagère pas. Il nous a fallu 5 heures au total pour faire la randonnée, aller-retour, mais ce fut une véritable épreuve dès le départ. Des amis l’avaient déjà faite, alors nous pensions savoir à quoi nous attendre… Quelle erreur ! C’était sans aucun doute l’un des défis physiques les plus difficiles que j’aie jamais relevés, mais aussi l’une de mes plus grandes réussites. J’ai failli abandonner plusieurs fois, et même à plusieurs reprises, mais grâce au soutien moral et psychologique d’Hal, j’ai persévéré.
Tout comme dans un mariage, quand les temps sont durs et qu’on a envie d’abandonner, c’est justement là qu’il faut être fort et se soutenir mutuellement. D’ailleurs, Hal et moi étions littéralement le seul couple non-lune de miel parmi les cinq ou six autres que nous avons croisés en chemin, de tous âges. C’était amusant à voir, mais une activité plutôt inattendue pour une « fausse lune de miel ».

En chemin, nous avons croisé Sprite, un adorable petit chien de montagne qui nous a accompagnés jusqu’au sommet ! Nous sommes passés devant la « cabane du sommet », un chalet en rondins construit par un habitant du coin qui monte tous les jours avec de l’eau, de la bière, d’autres boissons et toutes sortes de fruits qu’il vend aux randonneurs à des prix… disons… raisonnables !
La montée comme la descente furent très difficiles, chacune pour des raisons différentes. À la descente, vers la fin, notre guide nous a emmenés hors sentier, près des sources naturelles. C’était si paisible, si beau, et l’eau était gratuite ! Mais les feuilles mortes sur le versant rendaient le passage très délicat.

Nous étions épuisés, affamés et trempés, mais c’était fait ! On l’a fait ! On a monté et on est redescendus. On a pris plein de photos souvenirs tout au long du parcours, on a profité des paysages et surtout, on a réussi ! Je suis tellement fière de moi, de Hal et de vous, quand vous aurez la chance de vivre cette expérience !
Contributor
Leslie Montenegro
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